États-Unis : la peine de mort en panne

États-Unis : la peine de mort en panne

Envoyé spécial du 2 avril 2015

États-Unis : la peine de mort en panne

États-Unis : la peine de mort en panneLe 6 août 1890, William Kemmler est le premier Américain exécuté sur la chaise électrique. À l’époque, la première décharge n’avait pas suffi à arrêter son cœur. Une mort douloureuse et inhumaine, et pourtant, la méthode s’est répandue dans une partie du pays. Au fil des années, d’autres États ont développé les chambres à gaz, la pendaison. En 1977, l’Oklahoma adopte l’injection létale. Celle-ci se répand et devient la principale méthode proposée aux détenus condamnés à la peine de mort (98 % des 500 dernières exécutions). Aux États-Unis, 32 États appliquent encore la peine de mort.

Pourtant, l’injection létale est de plus en plus contestée. Elle qui devait être la plus « humaine » des méthodes connait aussi des ratés. Certains condamnés ont agonisé dans d’atroces souffrances avant de rendre leur dernier souffle. Leurs proches attaquent aujourd’hui l’État pour « traitement inhumain ». Certains annoncent déjà le retour du peloton d’exécution.

Comment en est-on arrivé là ? Envoyé spécial a pu remonter la piste de ces produits létaux. L’enquête a conduit des prisons américaines aux grands laboratoires européens. Au bout de cette chaîne, une association basée en Angleterre qui a lancé cette nouvelle forme de guerre contre la peine de mort, en dénonçant ceux qui fabriquent ces produits.

Un reportage de Pierre Monegier, Mathias Barrois, Lou Krikorian et Emmanuel Lejeune

États-Unis : la peine de mort en panne un reportage de Envoyé spécial

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.


*


Afficher les boutons
Masquer les boutons