Les dessous du "made in China" français

Les dessous du « made in China » français

Envoyé spécial du 21 mai 2015

Les dessous du « made in China » français

Les-dessous-du-made-in-China-francaisAubervilliers, nouveau quartier général du vêtement chinois ? Cette ville de Seine-Saint-Denis est devenue au fil des ans la capitale de la fringue « made in China ». Tailleur à 40 euros trouvé dans une boutique du centre-ville, baskets vendus chez un soldeur… Il y a fort à parier qu’une partie de votre garde-robe ait transité par Aubervilliers, la nouvelle porte d’entrée du vêtement chinois en Europe. Entre le stade de France et le périphérique, le commerce de gros bat son plein avec des boutiques au nom un rien kitsch : Glam couture, La bottine souriante ou Miss Baby Hot Bottom. Coupes, couleurs, matières : les grossistes offrent un choix presque infini.

La quasi-totalité des affaires sont familiales, tenues par des Chinois issus de la région de Wenzhou. Ici, les produits sont pour la plupart fabriqués en Chine, importés par des grossistes et revendus ensuite dans nos petites boutiques de centre-ville. Mais beaucoup de ces vêtements sont fabriqués sur place. L’impulsion économique donnée par les grossistes a créé de l’emploi au sein de la communauté chinoise. La plupart des femmes y sont couturières, seul métier possible quand on ne parle pas le français. Mais ces « petites mains » sont des proies faciles pour des grossistes peu scrupuleux.

Un reportage de Leslie Benzaquen, Mei li, Edward Bally, Edouard Britsch, Charles Maumy, Marie Drouet et Sylvie Millet.

Les dessous du « made in China » français un reportage de Envoyé spécial (France 2)

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