le business de la peur

Le business de la peur

Cash Investigation du 21 septembre 2015

le business de la peur

A Roissy, on peut passer la frontière sans croiser un douanier. Il suffit de scanner son passeport biométrique et de poser son doigt sur le capteur d’empreintes digitales. C’est le système Parafe, inauguré en 2009 par Eric Besson, alors ministre de l’Intérieur, qui permet un contrôle automatisé à la frontière. Son coût ? 12,5 millions d’euros. Auxquels il faudrait ajouter les 170 millions pour l’instauration du passeport biométrique qui, de l’aveu même de Manuel Valls, n’est utilisé que pour le dispositif Parafe.

Mais les deux journalistes, après quelques tentatives infructueuses, ont réussi à passer le contrôle avec le passeport d’un autre, sans jamais déclencher d’alerte ni rencontrer le moindre policier. Un système automatisé, certes, mais loin d’être inviolable.

Les aberrations de la vidéosurveillance. Rennes-les-Bains est une riante station thermale du pays cathare, dans l’Aude, entre Pyrénées et Méditerranée. En son mitan coule une rivière et il fait bon vivre pour les 180 habitants que compte le village. C’est calme, très calme. Pourtant avec ses sept caméras, le ratio par habitant à Rennes-les-Bains est plus élevé qu’à Paris ou que dans les villes les plus sensibles de la Seine-Saint-Denis.

Le business de la peur un reportage de Cash Investigation (France 2)

 

 

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.


*


Afficher les boutons
Masquer les boutons