Vaccinés contre les vaccins

Vaccinés contre les vaccins

Complément d’enquête du 25 février 2016

Vaccinés contre les vaccins

Le 7 janvier, un couple a été condamné à deux mois de prison avec sursis par le tribunal d’Auxerre pour avoir refusé de faire vacciner ses enfants contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP), ce qui est obligatoire en France. Le « refus de se soumettre à l’obligation vaccinale » peut être puni de six mois de prison et 3 750 euros d’amende.

La vaccination recule dans l’Hexagone : moins 12% en quatre ans. La couverture vaccinale y est la plus faible d’Europe pour l’hépatite B (74%) et la rougeole (89%). Ce serait la cause d’une recrudescence de cette maladie qui avait presque disparu. L’INVS, l’Institut national de veille sanitaire, a alerté sur sa résurgence après une flambée épidémique en Alsace. A Berlin, lieu de départ de l’épidémie, un bébé de 18 mois est décédé.

Un mouvement « antivax » à l’influence grandissante

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, s’est inquiétée à plusieurs reprises de l’ampleur de ce « mouvement de défiance envers les vaccins ». Face à l’influence croissante du courant antivaccination ou « antivax », les autorités sanitaires martèlent un discours à la fois anxiogène (sur les conséquences de la non-vaccination) et rassurant (sur l’absence de danger des vaccins). Est-il difficile d’obtenir un faux certificat de vaccination ? Les journalistes de « Complément d’enquête » ont fait le test.

Pour ou contre la vaccination ? Les parents réfractaires ne manquent pas d’arguments : adjuvants aux sels d’aluminium accusés de provoquer des inflammations musculaires, vaccin contre l’hépatite B suspecté d’accroître le risque de sclérose en plaques (une enquête a conclu à un non-lieu en janvier 2016), vaccin ROR (rougeole-oreillons-rubéole, non obligatoire en France) soupçonné un temps de favoriser l’autisme (un lien de cause à effet invalidé par une étude)… Certains se demandent si les laboratoires n’auraient pas organisé la pénurie de vaccins pédiatriques de 2015.

Deux accidents graves pour 100 000 injections

Les effets indésirables graves sont chiffrés à 2 cas pour 100 000… Il sont rares, mais peuvent s’avérer catastrophiques. Irène Bénéfice a rencontré les parents du petit Livio, handicapé à 80%. Dès la première injection vaccinale, il développe une très forte fièvre. Aussitôt après le rappel des vaccins, il est hospitalisé dans le coma. Pour ses parents, la responsabilité des vaccins Infanrix et Prevenar est évidente.

Une enquête d’Irène Bénéfice, Julien Pelletier et Brigitte Delahaye, diffusée dans « Complément d’enquête. Vaccins, médicaments, médecins : la défiance » le 25 février 2016.

Vaccinés contre les vaccins un reportage de Complément d’enquête (France 2)

 

 

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.


*


Afficher les boutons
Masquer les boutons