Béziers, une ville sous haute surveillance

Béziers, une ville sous haute surveillance

Reportage du 13 mars 2016

Béziers, une ville sous haute surveillance

Il y a tout juste deux ans (mars 2014), Béziers devenait la plus grande municipalité de France gérée par l’extrême droite. Depuis l’élection de Robert Ménard à la tête de la mairie, grâce au soutien du Front National, la ville, réputée pour son vignoble, son équipe de rugby et sa féria, a radicalement changé de visage.

Sécurité renforcée, nettoyage des quartiers, réhabilitation du centre-ville, immigration plus contrôlée, retour des traditions locales… Un véritable séisme politique qui a eu de fortes conséquences sur la vie quotidienne des Biterrois et qui a divisé la ville en deux camps opposés : les pro-Ménard et les anti-Ménard ! Parfois, cette opposition va jusqu’à l’affrontement…

Comment Robert Ménard, catholique pratiquant issu d’une famille de pied-noir d’Algérie mais aussi co-fondateur de Reporters sans Frontières, a-t-il transformé sa ville ? Et pourquoi est-il devenu le maire le plus controversé de France ? Pendant six mois, les équipes d’Enquête Exclusive se sont installées à Béziers. Robert Ménard nous a permis de le suivre sur le terrain, jour après jour, de la mairie jusqu’aux quartiers difficiles, et il n’a rien caché de ses motivations et de ses intentions.

Nous avons aussi rencontré de nombreux Biterrois, très attachés à leur ville. Entrepreneur en bâtiment, Sylvain a été chargé de rénover une partie du centre-ville qui était jusqu’alors en ruines, presque à l’abandon. Pierre, lui, incarne le nouveau Béziers grâce à son bistrot chic qui fait courir toute la région. Propriétaire d’un prestigieux château, Jean se bat pour que Béziers retrouve son rang de grand producteur viticole.

Mais à Béziers, d’autres se battent d´abord pour survivre. Comme ces communautés d’origine maghrébine, gitane ou syrienne en exil, qui se sentent les mal-aimées et les exclues du système Ménard. Pour les aider, quelques élus de l’opposition et Linda, une assistante d’éducation prête à tout, même aux coups de force en plein conseil municipal pour faire entendre la voix des immigrés et des plus démunis.

 

 

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