Police des transports : le métro parisien sous haute surveillance

Police des transports : le métro parisien sous haute surveillance

Un reportage du 23 octobre 2016

Police des transports : le métro parisien sous haute surveillance

14 lignes de métro, 7 RER, des lignes de tramway et de bus, un réseau de trains de banlieue (transilien) : le réseau de transports d’Île-de-France est le plus important du pays avec près de 8,5 millions d’usagers par jour. C’est aussi le plus dangereux : 60% des faits de délinquance en région parisienne sont commis dans les transports en commun.

Pour assurer la sécurité des voyageurs, une brigade spéciale a été créée il y a 25 ans : la Brigade des Réseaux Ferrés (la BRF). Elle est composée de 1500 policiers qui patrouillent jour et nuit. Leurs cibles principales : les bandes de pickpockets qui opèrent le plus souvent en plein centre de Paris où convergent les touristes. Des interventions à haut risque : les voleurs, prêts à tout, peuvent se montrer ultra-violents, quitte à poignarder leurs victimes et à les jeter sur les rails.

Autre priorité des hommes en bleus : des délinquants d’un nouveau genre surnommés « les détrousseurs de l’aube ». Ces voleurs opèrent le week-end, au petit matin. Leur méthode : détrousser les fêtards endormis sur les quais du métro. Mais pour pouvoir les interpeller et les sanctionner, les policiers doivent les attraper en flagrant-délit. Ils travaillent pour cela en étroite collaboration avec des « vidéo-patrouilleurs », des policiers qui scrutent 24h sur 24 les images des 10000 caméras installées par la RATP sur l’ensemble de son réseau. Grâce à cet étonnant dispositif, les vidéo-patrouilleurs peuvent suivre en temps réel les délinquants et guider par téléphone les équipes sur le terrain.

75% des interventions de la Brigade des Réseaux Franciliens (BRF) concerne des vols, mais il existe désormais un nouveau phénomène : les « frotteurs ». Ce sont des délinquants sexuels qui profitent des heures de grande affluence pour se coller à des jeunes femmes et se frotter à elles. Ces attouchements sont durement sanctionnés par la loi, jusqu’à 5 ans de prison et 75000 euros d’amende. Mais les victimes hésitent encore à porter plainte car, dans la cohue, elles ont du mal à identifier leurs agresseurs. Pourtant, ces gestes déplacés peuvent créer de vrais traumatismes.

Filatures, course-poursuites, arrestations, les caméras d’Enquête Exclusive ont pu suivre la BRF dans son quotidien. Des femmes et des hommes qui ont procédé à 20000 interpellations l’an dernier !

 

 

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