Les malades du ménage

Reportage du 8 janvier 2017

Les malades du ménage

Une discussion sur le ménage commence souvent sur une plainte – « J’ai horreur de ça » – et finit presque toujours par un constat sociologique sur l’absence de partage des tâches à la maison. Puisque la répartition des heures de repassage, nettoyage et autre rangement de placards se révèle toujours aussi désespérément inégalitaire (les femmes, en 2010, consacraient trois heures cinquante-deux minutes par jour aux activités domestiques, les hommes deux heures vingt-quatre – Insee 2010), vanter les mérites du ménage vous transforme illico en chantre du retour des femmes à la maison. Or, avouons-le : certain(e)s aiment ça. Nettoyer, s’occuper de la maison leur procure des sensations d’épanouissement, aussi enfouies qu’ignorées, parce que se livrer à ces tâches obligatoires n’a rien de « noble » et que s’y complaire a vite fait de les faire passer pour un ou une hystérique du balai-brosse, un ou une maniaque de la propreté. Pourtant, il s’agit de bien autre chose.

 

 

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