Transports en commun : combien nous coûte la fraude ?

Un reportage du 15 avril 2018

Transports en commun : combien nous coûte la fraude ?

Un Français sur deux a déjà fraudé dans les transports en commun. Une pratique massive, très française : Paris est très loin devant la plupart des capitales mondiales, alors que le prix du ticket unitaire est parmi les plus bas d’Europe ! Ces fraudes sont très coûteuses : 600 millions d’euros d’argent public partent ainsi en fumée chaque année. Pour s’en sortir, les collectivités tentent depuis un an d’imposer un nouvel arsenal de mesures antifraudes. Certaines sont très à la pointe : traqueur d’identité, billets par SMS, bouton de signalement des fraudeurs sur le tableau de bord des bus, contrôles en civil… Mais les fraudeurs rivalisent d’imagination et de technologies pour contourner la loi. Des petits malins se sont ainsi lancés dans des applications « Waze du contrôleur », d’autres se sont spécialisés sur Snapchat pour faire échouer les contrôles, certains encore créent des « mutuelles du fraudeur », des pots communs pour financer les amendes des uns et des autres ! À combien se chiffre ce jeu du chat et de la souris ? Autorités, fraudeurs ou entreprises qui en ont fait leur business : qui tire profit de la fraude aux transports ?

 

 

Non Disponible